Lire une tâche sur mobile : la carte et la liste
Ce que dit un marqueur sur la carte, ce que dit une carte dans la liste, et comment la liste est ordonnée.
Sur le terrain, on lit plus qu'on ne saisit. La même tâche existe sous deux formes sur le téléphone — un marqueur sur la carte, une carte dans la liste — et les deux ne disent pas la même chose.
Cette page décrit chaque élément visuel : ce qu'il code, et surtout ce qu'il ne code pas.
Où : application mobile, vue Terrain. La pastille en haut à droite bascule entre la carte et la liste.
Deux vues, le même filtre
Les marqueurs sur la carte.
- 1Le marqueur d'une tâche : une goutte blanche, un disque gris, l'icône du type.
- 2Une structure : un cercle, jamais une goutte.
- 3La pastille qui bascule entre la carte et la liste.
La pastille flottante en haut à droite a deux moitiés : le globe pour la carte, la liste pour la liste. Le curseur blanc glisse sur celle qui est active.
Votre choix est retenu. La prochaine ouverture de l'application vous ramène sur la vue que vous aviez quittée — c'est une préférence par lieu, pas un réglage global.
Les deux vues partagent les mêmes filtres. Une différence compte cependant : la carte masque les tâches terminées tant que vous n'avez pas explicitement filtré par statut. Elle montre les quatre statuts non terminés, parce qu'une carte encombrée de travail déjà fait ne sert à rien sur le terrain. La liste, elle, montre ce que le filtre demande.
Le marqueur sur la carte
Un marqueur de tâche est toujours composé de trois choses :
- une goutte blanche — la forme qui pointe vers le sol ;
- un disque gris pâle à l'intérieur ;
- l'icône du type de tâche, en bleu foncé, au centre.
C'est le point qu'il faut retenir : le marqueur ne code que le type. Pas la priorité, pas le statut, pas la personne assignée. Une tâche critique et une tâche mineure du même type ont exactement le même marqueur. Pour la gravité, il faut ouvrir la tâche ou passer en liste.
Une tâche de segment — celle qui couvre une portion de sentier plutôt qu'un point — porte l'icône Segment au lieu de l'icône d'un type.
Trois comportements à connaître :
- Rien n'est regroupé. Beaucoup d'applications fusionnent les marqueurs proches en un compteur ; Sentinel ne le fait pas. Vingt tâches au même endroit, ce sont vingt marqueurs empilés. Zoomez pour les séparer.
- Rien n'est masqué non plus. Deux marqueurs qui se chevauchent restent tous les deux dessinés — l'un couvre l'autre, mais aucun ne disparaît.
- La zone de touche est plus grande que le dessin. Vous n'avez pas à viser précisément ; le téléphone vibre quand la tâche est attrapée.
Une structure n'est pas une tâche. Sur la même carte, une structure est dessinée en cercle plein cerclé de blanc. La forme suffit à distinguer les deux d'un coup d'œil : goutte = quelque chose à faire, cercle = un ouvrage à surveiller.
Le tracé du sentier est peint à la couleur de sa difficulté, et la pastille en haut à gauche rappelle son nom avec son symbole de cotation. Voir les difficultés.
Toucher un sentier pour l'isoler
À gauche, un seul sentier filtré. À droite, plusieurs.
- 1Le sentier choisi s'épaissit et prend un halo de sa propre couleur.
- 2Les autres reculent, leur nom estompé — mais rien ne disparaît.
- 3La pastille « Filtré sur » nomme le sentier retenu.
- 4Dès qu'il y en a plusieurs : une capsule plus discrète, les cotations en jeu et le compte.
Ce tracé est aussi un bouton. Touchez un sentier sur la carte et elle ne garde que les tâches de ce sentier — c'est exactement le filtre « Sentier », posé sans ouvrir le panneau. Le téléphone vibre brièvement quand le tracé est attrapé. Visez le trait : contrairement aux marqueurs, la zone de touche d'un sentier est étroite.
Trois choses changent aussitôt :
- Le sentier choisi ressort : son tracé s'épaissit et prend un halo de sa propre couleur.
- Les autres reculent, sans disparaître. Ils restent dessinés en arrière-plan, très pâles, leur nom estompé. Vous gardez le dessin du réseau sous les yeux sans perdre celui que vous avez choisi.
- Une pastille « Filtré sur » s'ajoute en haut à gauche, sous « Vous êtes dans », et nomme le sentier. C'est elle qui répond quand vous êtes zoomé et que le tracé choisi ne tient plus à l'écran.
Touchez le même sentier une seconde fois pour revenir à la vue complète. Vous pouvez aussi en cumuler plusieurs : chaque appui ajoute un sentier.
Le coin de l'écran ne se remplit jamais de pastilles. Dès qu'il y a plus d'un sentier filtré, l'affichage change de nature : au lieu d'une seconde pastille blanche, une capsule sombre plus discrète glisse sous la première. Elle ne nomme personne — elle montre les symboles des difficultés présentes dans votre filtre, puis le compte : « 10 sentiers filtrés ». Vous voyez d'un coup d'œil quelles cotations sont en jeu, et la capsule garde la même taille que vous en filtriez deux ou quinze.
Cette différence de traitement est voulue : le nom du sentier où vous marchez est une information de premier plan, la présence d'un filtre n'en est pas une. Les deux ne doivent pas se ressembler.
Et quand vous filtrez précisément le sentier sur lequel vous marchez, la pastille « Vous êtes dans » s'efface : il ne reste que « Filtré sur / <le sentier> ». C'est le même nom dans les deux cas, et votre position est déjà dessinée sur ce tracé — l'écrire deux fois n'apprendrait rien.
C'est le même filtre que celui du panneau. Ce que vous posez au doigt sur la carte se retrouve dans « Sentier » côté filtres, et l'inverse est vrai aussi : filtrer par cinq sentiers depuis le panneau met ces cinq tracés en avant sur la carte. Voir filtrer les tâches en profondeur.
Le bouton de recentrage : trois modes
En bas à gauche de la carte, un bouton rond. Il ne fait pas que « revenir à ma position » : il a trois états, et vous passez de l'un à l'autre en le touchant. Il n'y a pas de menu — chaque appui avance d'un cran, et le troisième vous ramène au premier.
Les trois états du bouton.
- 1Vue d'ensemble : le bouton est sombre.
- 2Centré : il passe au bleu.
- 3Suivi : il pulse.
1. Vue d'ensemble — l'état de départ. La carte est cadrée sur tout votre lieu : tous les sentiers tiennent à l'écran. Le bouton est sombre. C'est la vue « où en est le réseau ».
2. Centré — un appui. La carte vole jusqu'à votre position et zoome à un niveau de secteur. Le bouton devient bleu. C'est un recentrage ponctuel : si vous marchez ensuite, la carte ne vous suit pas. Vous restez libre de la déplacer.
3. Suivi — deux appuis. La carte zoome plus près et reste collée à vous : elle se recadre à chaque fois que votre position bouge. Le bouton pulse — deux anneaux blancs qui s'écartent en boucle. C'est ce mode qui change le plus de choses, et c'est la section suivante.
Un troisième appui revient à la vue d'ensemble.
Le mode suivi : un scan de ce qui vous entoure
Le mode suivi ne se contente pas de vous suivre. Il change ce que la carte affiche.
Le mode suivi, en marche.
- 1Le disque de 55 mètres autour de vous.
- 2Seules les tâches à l'intérieur du disque sont dessinées.
- 3Le bouton, en mode suivi.
Un disque bleu translucide de 55 mètres de rayon apparaît autour de votre position, et la carte ne montre plus que ce qui est à l'intérieur : les tâches et les structures dans ce rayon, rien d'autre. Tout ce qui est plus loin disparaît le temps du scan.
Trois choses à savoir, et la deuxième surprend :
- Le scan ignore vos filtres. Il montre toutes les tâches non terminées à portée — les quatre statuts actifs — quel que soit le type, le sentier ou la personne assignée que vous aviez filtrés. C'est voulu : quand on cherche ce qu'il y a à faire là où on est, on ne veut pas rater une tâche parce qu'un filtre traînait.
- Les tâches terminées restent invisibles, comme partout ailleurs sur la carte.
- Ça marche sans réseau, à partir de ce que le téléphone a déjà en cache — voir travailler hors réseau.
À quoi ça sert vraiment. Vous arrivez sur un secteur, vous ne savez plus ce qui avait été signalé là. Deux appuis, et vous avez la réponse à cinquante-cinq mètres près, sans rien filtrer ni chercher. C'est le geste qui remplace le « attends, je regarde la liste ».
Quand en sortir. Le suivi recadre la carte en permanence : impossible de regarder ailleurs, elle vous ramène. Dès que vous voulez explorer autour, un appui vous rend la main.
L'écran de la liste
La vue liste.
- 1Le même en-tête que la carte : le lieu, et les filtres par type de tâche.
- 2Un projet : icône de dossier, nombre de tâches, barre d'avancement.
- 3Un dossier de tâches : icône dorée, son nom, et la flèche qui ouvre son contenu.
- 4Le groupe de statut, sur un filet.
L'en-tête ne change pas d'une vue à l'autre. La pilule du lieu et la rangée de filtres par type coiffent la carte comme la liste — c'est le même bandeau, littéralement le même composant. Filtrer un type sur la carte le filtre aussi dans la liste, et l'inverse.
En haut : les projets. S'il y a des projets qui correspondent au filtre, ils passent avant les tâches, sous un titre Projets. Chacun est une ligne simple — pas une carte : une icône de dossier, le nom, le nombre de tâches et une petite barre d'avancement. Un projet en attente porte la mention On hold et son icône pâlit.
Ensuite : les dossiers. Si votre lieu a des dossiers de tâches, ils s'affichent sous un titre Dossiers, entre les projets et les tâches. Une ligne par dossier : son nom, une icône de dossier dorée, et une flèche. Appuyez dessus et vous ouvrez le contenu du dossier — les mêmes tâches, restreintes à ce dossier.
Ce contenu s'affiche de trois façons, exactement comme celui d'un projet : une barre d'onglets en bas de l'écran bascule entre la carte, la liste et le kanban. La carte se cadre sur les tâches du dossier ; le kanban est celui que vous connaissez de mon planning, une colonne par statut et le glisser-déposer pour faire avancer. L'application retient le mode dossier par dossier : si vous consultez « Corvée du 12 mai » sur la carte et « À faire avant l'ouverture » en kanban, chacun rouvrira dans son mode. Le kanban va plus loin et retient aussi la colonne où vous étiez.
Trois choses à savoir sur ces dossiers :
- Ils s'affichent même sans réseau : les dossiers font partie des données installées sur le téléphone, comme les sentiers — voir les données installées.
- Un dossier ne retire pas ses tâches de la liste : la même tâche reste visible plus bas, dans son groupe de statut. Le dossier est un raccourci vers un sous-ensemble, pas un tiroir qui cache.
- Le contenu d'un dossier suit les mêmes règles que la liste Terrain — pas de tâche à faire sans position, pas de tâche déjà rangée dans un projet — mais ignore les filtres de la barre du haut : vous voyez tout le dossier. Les trois modes montrent exactement les mêmes tâches, présentées autrement.
Ne confondez pas les deux notions : projets et dossiers portent la même icône de dossier, mais celle d'un dossier est dorée quand celle d'un projet est grise. Et un projet affiche un nombre de tâches et une barre d'avancement, là où un dossier n'affiche que son nom.
Ensuite : les tâches, sous un titre Tâches, découpées en groupes de statut. Chaque groupe est annoncé par une pastille centrée sur un filet — qui porte elle aussi une icône de dossier, parce que le même composant sert aux deux. Le texte de la pastille est le statut, pas un nom de dossier.
La carte d'une tâche
Une tâche n'est pas une ligne de texte : elle occupe une carte avec sa propre vignette de carte — l'endroit exact, dessiné, plutôt qu'un nom de sentier à décoder.
Une tâche dans la liste, de près.
- 1La vignette : la position, le tracé du sentier, le marqueur du type.
- 2L'étiquette de priorité, en bas à droite.
- 3L'avatar de la personne assignée, en haut à droite.
De haut en bas :
| Élément | Ce qu'il dit |
|---|---|
| Le titre | Le nom de la tâche |
| La date | Quand elle a été créée — « Aujourd'hui à 8:12 AM », « Hier à… », puis la date complète |
| La pastille de synchronisation | N'apparaît que si la tâche n'est pas encore partie vers le serveur — voir travailler hors réseau |
| La vignette de carte | La position réelle, le tracé du sentier à la couleur de sa difficulté, et le marqueur du type |
| La pastille du sentier | En bas à gauche, en débord : le symbole de difficulté et le nom |
| L'étiquette de priorité | En bas à droite, en débord, colorée selon la priorité |
| L'avatar | En haut à droite : la personne ou le groupe assigné. Absent si la tâche n'est assignée à personne |
| Le compteur d'annotations | En haut à gauche, s'il y a des annotations de carte — voir annoter sur la carte |
| La description | Deux lignes maximum, coupées ensuite |
Ces quatre pastilles débordent volontairement des coins de la vignette : elles doivent rester lisibles sans manger la carte.
Ce que la carte de liste ajoute par rapport au marqueur : la priorité, l'assigné, l'état de synchronisation et la description. C'est pour ça que la liste est la bonne vue quand il s'agit de décider quoi faire en premier, et la carte la bonne vue quand il s'agit de décider par où passer.
Comment la liste est ordonnée
Vous ne choisissez pas le tri : il est fixe, et il suit une logique de terrain.
D'abord les projets, ensuite les tâches. Si des projets correspondent au filtre, ils apparaissent en tête sous un titre Projets, puis les tâches sous un titre Tâches.
Les tâches sont groupées par statut, dans cet ordre : Nouveau, Prêt, En cours, En attente, Terminé. Chaque groupe est annoncé par une pastille centrée sur un filet.
À l'intérieur d'un groupe, c'est la priorité qui commande : Critique, Élevée, Moyenne, Faible. À priorité égale, la plus récente d'abord.
Autrement dit, la première carte de la liste est toujours la tâche la plus récemment signalée, la plus grave, parmi celles que personne n'a encore prises. C'est voulu : c'est la question du matin.
Un groupe vide n'apparaît pas — vous ne verrez pas d'en-tête « En attente » s'il n'y a rien en attente.
Trois conseils
Ne cherchez pas la gravité sur la carte. Elle n'y est pas. Si vous devez trier par priorité, passez en liste — c'est un geste, en haut à droite.
Un marqueur seul peut en cacher plusieurs. Sur un secteur dense, zoomez avant de conclure qu'il n'y a qu'une tâche.
Une carte sans avatar est une tâche sans responsable. C'est l'information la plus rapide à lire de toute la liste, et souvent la plus utile avant une corvée.