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Recevoir les signalements du public

Laissez les usagers vous rapporter un arbre tombé ou une planche brisée, sans compte et sans courriel — et choisissez ce qu'ils peuvent consulter en retour.

14 min de lecture · Mis à jour le 2026-10-05

Vos usagers voient les problèmes avant vous. Ils passent sur vos sentiers tous les jours, et quand un arbre tombe en travers, ils le savent le matin même — pendant que votre équipe l'apprendra la semaine prochaine.

Le problème n'a jamais été leur bonne volonté. C'est le formulaire. Créer un compte, retenir un mot de passe, chercher la bonne page : personne ne fait ça debout dans un sentier avec un vélo dans les mains.

Les signalements du public enlèvent tout ça. L'usager ouvre l'application, prend une photo, envoie. Aucun compte, aucun courriel, aucun mot de passe. Vous recevez le signalement géolocalisé, avec la photo, dans une boîte à trier.

Où : barre de navigation de gauche, sous Sentiers → Signalements publics pour les réglages. La boîte de réception est dans Général → Signalements.

Vidéo · 2:21 — Signalements publics Sentinel : vos usagers signalent un problème en une photo, sans compteVoir sur YouTube

Ce que l'usager voit

Vidéo · 2:25 — Signaler un problème de sentier sans compte : le mode public de l'app SentinelVoir sur YouTube

À la première ouverture, l'application pose une seule question. Elle ne présume pas que la personne fait partie de votre équipe : elle demande si c'est pour signaler un problème, ou pour se connecter à un compte. Le choix est retenu sur l'appareil et ne revient plus.

La première ouverture, avant tout le reste.

  1. 1Ce que votre club fait, en une phrase. C'est ce que lit quelqu'un qui ouvre l'application pour la première fois.
  2. 2Le chemin de l'usager : aucun compte, aucun courriel.
  3. 3Le chemin de votre équipe, en retrait. Il reste accessible depuis la façade.

Ensuite, l'application explique ce dont elle a besoin sur le téléphone — avant de le demander. Quatre écrans, un par autorisation, chacun disant à quoi elle sert et ce qui fonctionne encore sans elle :

AutorisationCe qu'elle apporte au signalement
PositionL'endroit exact du problème, et la reconnaissance de votre réseau. C'est la seule dont l'application ne peut pas se passer
Appareil photoLa photo prise sur place
PhotosUne photo prise plus tôt, quand l'usager signale de retour au stationnement
MicrophoneUn mémo vocal, pour ce que la photo ne montre pas

La première des quatre étapes.

  1. 1La progression : quatre étapes, jamais plus.
  2. 2Ce que Sentinel fait de la position, écrit juste avant la demande.
  3. 3Le bouton mène à la fenêtre du téléphone. C'est là que l'usager accepte ou refuse.

Les trois dernières autorisations sont facultatives, et l'écran l'indique. Une autorisation déjà accordée n'est pas réexpliquée.

La position, elle, n'est pas négociable. Un signalement sans coordonnées ne vous servirait à rien : vous sauriez qu'il y a un problème quelque part, sans savoir où aller. L'application refuse donc de l'envoyer, et elle le dit clairement plutôt que de laisser l'usager buter sur un bouton qui ne répond pas.

La façade quand l'usager a refusé sa position.

  1. 1Le réseau est bien reconnu — le code de votre panneau suffit pour ça.
  2. 2La raison, écrite au-dessus du bouton qu'elle éteint.
  3. 3Le bouton de signalement est éteint. Il ne mène nulle part, et ça se voit.
  4. 4La seule sortie : réactiver la position dans les réglages du téléphone.
  5. 5Consulter reste permis. C'est signaler qui a besoin d'une position, pas regarder.

Le code de votre panneau reste donc utile même sans position — il fait reconnaître votre réseau, et l'usager peut consulter votre carte et vos conditions. Mais il ne remplace pas une position, et le bouton de signalement reste éteint jusqu'à ce qu'elle soit activée.

Il y a deux façons de se retrouver sans position, et l'application ne les confond plus. La première, c'est le refus : l'usager a répondu non à la demande de Sentinel. La seconde, c'est le téléphone lui-même — son service de localisation est éteint pour toutes les applications, et Sentinel a beau avoir l'autorisation, rien ne sera jamais calculé.

Le second cas est le plus déroutant pour l'usager, parce que rien ne lui indique qu'il vient de lui. L'application le nomme donc explicitement, et le renvoie au bon endroit.

La façade quand le téléphone, lui, a le GPS éteint.

  1. 1La cause nommée : ce n'est pas une autorisation refusée, c'est le service du téléphone.
  2. 2Le bouton de signalement est éteint, comme dans l'autre cas.
  3. 3La sortie change : on ouvre les réglages du téléphone, pas la demande d'autorisation — celle-ci ne servirait à rien, l'autorisation est déjà accordée.

Dans les deux cas, dès que l'usager revient dans l'application après avoir réglé son téléphone, elle reprend sa recherche toute seule. Il n'a rien à redémarrer.

Après ces écrans, il arrive sur une façade réduite à l'essentiel : le nom de votre réseau, et un bouton.

La façade publique, une fois le réseau reconnu.

  1. 1Le nom de votre réseau et son nombre de sentiers. L'application l'a reconnu — par le QR du panneau de départ, par le code, ou par la position.
  2. 2Le bouton de signalement. C'est le seul chemin, volontairement.
  3. 3La carte de vos sentiers, si vous l'autorisez.
  4. 4Vos conditions de sentiers publiées, si vous les autorisez.

Les deux tuiles du bas ne sont pas obligatoires : vous décidez de chacune dans les réglages. Un réseau qui ne publie pas ses conditions n'affiche pas la tuile.

Comment l'application trouve votre réseau. Trois chemins, dans cet ordre :

CheminQuand ça sert
Le QR du panneau de départLe cas normal. Un balayage, et l'usager arrive sur la façade de votre réseau sans rien taper
Le code à six caractèresQuand la caméra ne coopère pas, ou quand le panneau est abîmé
La positionL'application propose les réseaux autour de l'usager

Le QR et le code viennent de la même page de réglages, prêts à imprimer.

Par la position, l'usager n'arrive pas directement chez vous : il voit une liste, et vous y apparaissez avec votre nom, votre ville, votre distance et votre nombre de sentiers.

La liste des réseaux, quand l'usager cherche le vôtre.

  1. 1Le code du panneau, toujours à portée depuis l'en-tête.
  2. 2La recherche par nom, pour qui connaît votre club sans être devant le panneau.
  3. 3Autour de vous : les réseaux à portée, le plus proche en premier.
  4. 4Déjà visités : les réseaux où l'usager est passé. Un habitué retrouve le vôtre sans rien taper, et sans attendre sa position.

Si la position n'aboutit pas — GPS capricieux, aucun signal sous le couvert — l'application le dit et propose de réessayer, au lieu de laisser l'usager devant une liste vide.

Reconnaître le réseau demande une connexion. Quel que soit le chemin — QR, code ou position — l'application doit joindre Sentinel une fois pour savoir de quel réseau il s'agit. C'est la seule étape qui l'exige : ensuite, signaler fonctionne hors ligne et l'envoi part dès que la couverture revient. Un panneau planté là où il n'y a aucun signal ne fera donc pas entrer l'usager sur place.

Le balayage marche aussi quand l'application est déjà ouverte. Un usager qui arrive d'un autre réseau, ou qui était en train d'en chercher un dans la liste, bascule sur le vôtre et revient droit à la façade, prêt à signaler. Si le code du panneau ne mène nulle part — panneau d'un réseau fermé, autocollant abîmé — l'application le dit au lieu de rester muette.

Le signalement lui-même

Trois choses, dont une seule est obligatoire.

L'écran d'envoi, côté usager.

  1. 1La position, prise du GPS. L'usager peut la corriger sur la carte si le problème est à quelques mètres.
  2. 2Les photos. C'est ce qui rend un signalement exploitable.
  3. 3La description, en texte libre.
  4. 4L'envoi. Sans réseau, le signalement part tout seul dès que la connexion revient.

On ne demande pas le type de problème. C'est une décision, pas un oubli. Demander à un usager de choisir entre « érosion », « drainage » et « structure » revient à lui demander de faire votre travail de classification — et il choisira mal, ce qui vous coûtera plus de temps que de ne rien demander. Une photo et une position suffisent : vous classez au tri, en connaissance de cause.

Le prénom est facultatif, et c'est tout ce qu'on demande. Pas de courriel, pas de téléphone, pas de nom de famille. Vous ne pouvez pas recontacter un signalant — c'est le prix du sans-compte, et c'est aussi ce qui fait que les gens envoient.

Sans réseau, ça marche. Le signalement est mis en file d'attente sur l'appareil avec ses photos, et part quand la couverture revient. L'usager voit tout de suite que c'est enregistré.

Ce que l'usager apprend ensuite

Un signalement qui disparaît dans le vide ne se répète pas. L'usager peut donc suivre le sien depuis Mes signalements, et il reçoit une notification quand vous le faites avancer :

Ce que vous faitesCe que l'usager reçoit
Vous retenez le signalement« Une intervention est prévue »
Le travail commence« L'équipe est dessus »
La tâche est terminée« C'est réglé »
Vous refusezLe motif, si vous choisissez de le partager
Vous rattachez à un problème déjà réglé« C'était déjà réglé »

Ces avis sont volontairement pauvres en détail. L'usager n'a pas accès à votre planification, à vos assignations ni à vos discussions — il sait seulement où en est son signalement.

Ces avis demandent une autorisation, et elle n'est pas demandée d'avance. Les quatre écrans du début ne parlent pas des notifications : tant que l'usager n'a rien envoyé, la question n'aurait aucun sens pour lui. Elle lui est posée juste après son premier signalement, sur l'écran de confirmation — au moment où il vient justement de vous confier quelque chose et où il veut savoir ce que ça devient.

La confirmation d'envoi, et l'offre de notifications juste en dessous.

  1. 1La confirmation, immédiate : le signalement est enregistré, même sans réseau.
  2. 2Ce que les notifications apporteront, en une phrase.
  3. 3Le bouton mène à la demande du téléphone. C'est le seul moment où elle est proposée d'elle-même.
  4. 4Refuser ici ne ferme rien : la proposition revient au signalement suivant.

S'il répond « Plus tard », la proposition revient au prochain envoi. Et s'il change d'avis entre-temps, l'interrupteur reste dans Mes signalements, sous l'icône de cloche. Conséquence à connaître de votre côté : un usager qui n'a jamais accordé les notifications ne verra vos avancements qu'en rouvrant Mes signalements. Le suivi ne se perd pas — il devient simplement silencieux.

Les réglages

Tout se décide sur une seule page, et rien n'est actif avant que vous ne l'activiez.

Les réglages des signalements publics.

  1. 1L'interrupteur maître. Éteint, le public ne peut rien envoyer et le reste de la page est grisé.
  2. 2La photo obligatoire, et le prénom demandé ou non.
  3. 3Ce que le public peut consulter : la carte des sentiers et vos conditions publiées.
  4. 4Rien n'est enregistré avant Sauvegarder.

La photo obligatoire, laissez-la. Un signalement sans photo est presque toujours inexploitable : « il y a un arbre » ne dit ni la taille, ni si une scie suffit, ni s'il faut deux personnes. Vous pouvez la rendre facultative, mais vous récolterez du bruit.

La visibilité de votre réseau se règle ici aussi, en trois crans :

CranQui peut vous signaler
Sur invitationUniquement ceux qui ont le QR ou le code
Trouvable sur placeCeux qui sont physiquement dans votre zone
RépertoriéToute personne qui vous trouve dans la liste des réseaux

Commencez sur Sur invitation le temps de voir le volume, puis élargissez. C'est plus facile que le contraire.

Un plafond quotidien limite le nombre de signalements par appareil et par jour. Il existe pour qu'un seul usager frustré ne puisse pas remplir votre boîte.

« Carte des sentiers » à Off efface aussi le cache. Si vous l'avez autorisée puis retirée, les tracés déjà téléchargés sur les téléphones sont effacés à la prochaine ouverture. Le réglage ne fait pas que masquer un bouton.

Votre code et son QR

Ils ne sont pas créés en même temps que votre compte : le code de votre panneau et son QR naissent à la première ouverture, c'est-à-dire la première fois que vous activez l'interrupteur maître et que vous sauvegardez. Avant ça, le bas de la page vous montre l'emplacement qui les attend.

Le bloc du panneau du départ, avant la première ouverture.

  1. 1L'emplacement du QR, encore vide. Rien n'est caché derrière : le code n'existe pas encore.
  2. 2Ce qu'il reste à faire pour l'obtenir. La phrase change dès que vous activez l'interrupteur : il ne reste alors qu'à sauvegarder.

Une sauvegarde suffit. Le code et son QR apparaissent au même endroit, avec de quoi les emporter sur votre panneau.

Le même bloc, une fois votre réseau ouvert.

  1. 1Le QR à poser sur votre panneau de départ. C'est le chemin normal : un balayage, et l'usager est chez vous.
  2. 2Le code à six caractères, pour qui préfère taper — ou quand l'autocollant est abîmé.
  3. 3Télécharger le QR en grand format pour l'impression, ou changer le code.

Changer le code met les panneaux déjà posés hors service. Un nouveau code est tiré et l'ancien ne mène plus nulle part : à ne faire que si vous devez couper un affichage qui vous a échappé, et en réimprimant dans la foulée.

Quand vous fermez, le bloc se grise. Le QR et le code pâlissent, et la page dit pourquoi : l'ouverture est fermée, donc ils ne mènent nulle part. Rien n'est perdu pour autant — à la réouverture, c'est le même code, et les panneaux déjà plantés recommencent à fonctionner sans que vous ayez à réimprimer quoi que ce soit. Télécharger le QR reste possible pendant ce temps : préparer son affichage avant d'ouvrir est le cas normal.

Quand vous fermez, les téléphones s'en aperçoivent. Éteindre l'interrupteur maître — ou resserrer la visibilité à Sur invitation — ne laisse pas vos usagers devant un bouton qui ne répond plus. L'application revérifie votre réseau à chaque ouverture et à chaque retour à l'écran ; dès qu'il ne l'accepte plus, le bouton de signalement s'éteint et la raison s'affiche juste au-dessus.

La façade, une fois que le réseau n'accepte plus cet appareil.

  1. 1Le nom de votre réseau reste affiché : l'usager sait de quel réseau on parle.
  2. 2La raison, écrite au-dessus du bouton qu'elle éteint.
  3. 3Le bouton de signalement est éteint. Comme sans position, il ne mène nulle part et ça se voit.
  4. 4Ce que l'usager a déjà téléchargé reste consultable hors ligne.

Le lien « Changer de réseau », juste en dessous, reste sa sortie : il peut en rejoindre un autre sans rien réinstaller.

Trois choses à savoir avant de fermer :

  • Comptez une demi-heure, pas l'instant. Un usager déjà dans l'application peut continuer quelques minutes, le temps que sa visite en cours expire. Ce n'est pas un délai à craindre : c'est ce qui fait qu'une coupure de réseau ne le jette pas dehors en pleine forêt.
  • Un signalement pris mais pas encore envoyé ne reste pas en attente indéfiniment. Il passe à « Non envoyé » et l'usager le voit. Mieux vaut une mauvaise nouvelle franche qu'un signalement qui tourne pour toujours.
  • Ce qui est déjà sur le téléphone reste lisible. Votre carte et vos conditions téléchargées restent consultables hors ligne. C'est signaler qui demande un réseau ouvert, pas regarder.

Si vous rouvrez, tout revient sans que vos usagers aient à retélécharger quoi que ce soit.

Une fois que ça rentre

Les signalements arrivent dans une boîte de réception séparée de vos tâches, parce qu'un signalement n'est pas une tâche : c'est une information à vérifier. La suite — trier, créer la tâche, regrouper ce qui se répète — est dans Trier les signalements du public.