WebMobile

Annoter sur la carte : dire l'étendue, pas juste l'endroit

Ajoutez des zones, des lignes et des points photo sur la carte d'une tâche pour montrer l'ampleur du travail avant d'y aller.

6 min de lecture · Mis à jour le 2026-08-07

Une épingle de tâche dit « il y a un problème ici ». Elle ne dit pas si c'est trois mètres ou trois cents.

Les annotations de carte répondent à cette question. Sur la carte d'une tâche, vous pouvez dessiner la zone inondée, tracer le contournement à ouvrir, poser un point sur la souche à retirer et lui accrocher deux photos. Celui qui reçoit la tâche voit l'ampleur du travail avant de partir — et charge le bon équipement.

Où : sur le formulaire d'une tâche — le bouton Annoter sur la carte sur le Web, la pastille Annoter sur mobile.

Où ça se trouve

Les annotations vivent sur une tâche, à la création comme à la modification, sur le Web et sur le mobile.

Le bouton, sur l'aperçu de carte du formulaire.

  1. 1Le bouton apparaît par-dessus l'aperçu de carte, en haut à gauche.

Sur le Web, le bouton Annoter sur la carte est posé sur l'aperçu de carte du formulaire de tâche. Sur mobile, c'est la pastille Annoter en haut à droite de l'en-tête de carte de la tâche — avec un compteur dès qu'il y a des annotations.

Deux limites à connaître :

  • Il faut que la tâche ait une position. Un « à faire », qui n'en a pas, n'a pas d'annotations.
  • Les annotations sont propres aux tâches. Les structures et les rapports d'inspection n'en ont pas.

Trois outils

Quel que soit l'appareil, ce sont les mêmes trois formes.

OutilCe que c'estCe qu'il vous donne
ZoneUn polygone fermé, 3 sommets au minimumSa superficie, en m²
LigneUn tracé ouvert, 2 points au minimumSa longueur, en mètres, et une épaisseur réglable
PointUne épingle posée à un endroit précisUn porte-photos : c'est le seul qui accepte des images

Ces mesures ne sont pas décoratives : une zone à 1 240 m², c'est un chiffre qu'on met dans une demande de subvention.

Le point est la forme la plus utile des trois. C'est la seule qui porte des photos, et c'est ce qui transforme une tâche en dossier : la photo de la souche est accrochée à la souche, pas perdue dans un tas d'images sans légende.

Le dialogue, sur le Web

Le dialogue d'annotation.

  1. 1Les outils : sélection, zone, ligne, point.
  2. 2La liste des calques, avec l'œil pour masquer et la corbeille pour supprimer.
  3. 3Les propriétés de l'annotation sélectionnée.

Choisissez un outil, puis cliquez sur la carte pour dessiner. Double-cliquez pour terminer une zone ou une ligne. Revenez à l'outil de sélection pour reprendre une forme : ses sommets deviennent déplaçables, et les points intermédiaires permettent d'en insérer d'autres.

La colonne de droite est la liste des calques. Elle contient vos annotations, mais aussi le point ou le segment de la tâche elle-même — que vous pouvez masquer d'un œil, le temps de dessiner par-dessus sans qu'il vous gêne. Masquer n'efface rien : c'est un confort de travail.

Sous la liste, les propriétés de l'annotation sélectionnée :

  • son nom — sans nom, elle s'appelle « Zone 1 », « Ligne 2 » ; avec un nom, elle dit quelque chose ;
  • sa couleur ;
  • pour une ligne, son épaisseur, de 1 à 12 pixels ;
  • pour un point, ses photos.

Rien n'est enregistré tant que vous n'avez pas cliqué Confirmer — puis enregistré la tâche. C'est le point qui piège le plus : confirmer le dialogue ne fait que ramener les annotations dans le formulaire.

Sur le terrain

L'annotation sur mobile.

  1. 1Fermer à gauche, valider à droite.
  2. 2L'indice dit quoi faire avec l'outil courant.
  3. 3Les quatre outils, dont le relevé photo.

Le mobile prend toute la place à l'écran : la carte est plein écran et les commandes sont dans un bandeau sombre en bas. On touche la carte pour poser les sommets, et Terminer ferme la forme.

Trois choses que le mobile fait et que le Web ne peut pas faire :

Suivre le GPS. Sur une ligne, au lieu de la dessiner au doigt, appuyez sur Suivre le GPS et marchez le tracé. Le bouton n'apparaît que tant que vous n'avez posé aucun point : il faut choisir l'un ou l'autre au départ. Le téléphone enregistre votre parcours et le lisse — les points trop imprécis, trop rapprochés ou trop rapides sont écartés. C'est la bonne façon de relever un contournement réel, celui qui contourne vraiment l'obstacle.

Utiliser ma position actuelle. Sur un point, ce bouton le pose là où vous êtes. Vous êtes devant la souche : un appui, elle est cartographiée.

Le relevé photo, le quatrième outil — la suite de cette page.

Pour retoucher une annotation, touchez-la : ses sommets apparaissent, une poignée au centre déplace la forme entière, et les points intermédiaires en insèrent de nouveaux. Le bandeau du bas se transforme alors en éditeur : nom, six couleurs, une pastille pour une couleur libre, l'épaisseur pour une ligne, les photos pour un point.

En sortant, l'application vous demande de garder les modifications. Là encore : garder les ramène dans le formulaire, il faut enregistrer la tâche pour les appliquer.

Le relevé photo

Le relevé photo.

  1. 1La précision GPS du moment — verte sous 10 m.
  2. 2Le regroupement des photos prises au même endroit.

Le relevé photo renverse la logique : au lieu de poser un point puis de lui ajouter une photo, vous photographiez, et le point se pose tout seul à l'endroit de la prise.

C'est l'outil du parcours d'inspection. Vous descendez le sentier, vous photographiez ce qui cloche, et vous revenez avec une série de points géolocalisés — sans avoir touché à une carte une seule fois.

Deux détails qui comptent :

La pastille de précision en haut à droite affiche la marge d'erreur du GPS : verte sous 10 m, orange jusqu'à 25 m, rouge au-delà. Sous couvert forestier dense, attendez qu'elle se stabilise avant de photographier — sinon vos points seront décalés.

Le regroupement. Activé, deux photos prises à moins de huit mètres l'une de l'autre atterrissent sur le même point. C'est ce que vous voulez pour photographier un même problème sous trois angles. Désactivez-le si vous documentez des choses distinctes mais rapprochées.

Ce que les autres en voient

Une fois la tâche enregistrée, les annotations s'affichent sur sa carte, dans les deux applications. Elles suivent aussi la tâche au-delà de Sentinel :

  • sur un lien de partage public, la carte publique montre les annotations ;
  • les exports GPX, KML et GeoJSON les emportent, prêts à ouvrir dans un logiciel de cartographie.

C'est ce qui rend l'exercice payant : le travail de dessin fait une fois sert à la personne qui exécute, puis au rapport, puis au bailleur de fonds.

Trois conseils

Nommez ce que vous dessinez. « Zone 1 » ne dit rien à personne. « Secteur inondé au dégel » se comprend dans six mois.

Une couleur par nature de problème. Rouge pour ce qui bloque, orange pour ce qui est à surveiller, vert pour le tracé de la solution. Le code n'a pas besoin d'être écrit : il devient évident après trois tâches.

Marchez vos lignes plutôt que de les dessiner. Un contournement tracé au doigt sur une image satellite passe souvent dans un talus. Le même relevé au GPS est exact au mètre.