Les types de structures : questionnaires d'inspection et numérotation
Définir vos types d'ouvrages, écrire le questionnaire qui les note, régler la replanification automatique et la numérotation PV-001, PV-002…
Une structure, c'est un ouvrage fixe sur votre réseau : un pont, une passerelle, un ponceau, un panneau, un saut. Contrairement à une tâche, elle ne se termine jamais — elle existe, elle vieillit, et il faut l'inspecter.
Le type de structure est ce qui rend cette inspection possible. Il porte trois choses que rien d'autre ne porte dans Sentinel :
- un questionnaire — les questions qu'on pose devant l'ouvrage, avec leur importance relative ;
- une replanification automatique — dans combien de temps on doit revenir, selon la note obtenue ;
- une numérotation — le nom pré-rempli à la création :
PV-001,PV-002,PV-003.
C'est la section la plus riche de la configuration, et de loin celle qui rapporte le plus une fois réglée.
Où : barre de navigation de gauche, sous Administration → Types de structure.
Deux familles, comme pour les tâches
Quatre types sont installés à la création de votre lieu : Pont, Drain, Panneau et Saut. Vous ne pouvez pas les renommer ni les supprimer ; vous réglez seulement dans quelles activités ils sont proposés — et leur questionnaire, leur planification et leur numérotation, qui sont bien à vous.
Les types personnalisés sont les vôtres du début à la fin.
Les types de structures du lieu.
- 1Les types que vous avez créés.
- 2Les quatre types installés d'office.
Le fonctionnement des activités est identique à celui des types de tâches : un type n'est proposé que dans les activités qui lui sont attribuées, un type sans aucune activité devient invisible, et c'est le seul moyen de retirer un type de la circulation puisqu'il n'y a pas de suppression.
Une fiche de type a quatre onglets. Le premier, Informations de base, ne contient que le nom, l'icône et les activités. Les trois autres sont le vrai sujet de cette page.
Le questionnaire d'évaluation
C'est le cœur. Un questionnaire transforme « j'ai regardé le pont » en une note sur 100 et un niveau de risque, comparables d'une inspection à l'autre et d'un ouvrage à l'autre.
L'onglet Formulaire d'évaluation.
- 1Tant que cette case est décochée, le type n'a pas d'inspection du tout.
- 2Copier de reprend le questionnaire d'un autre type — utile pour partir d'un pont existant.
- 3La poignée réordonne les questions ; c'est l'ordre dans lequel elles seront posées sur le terrain.
Rien n'existe tant que la case n'est pas cochée. Un type sans questionnaire reste parfaitement utilisable : la structure est posée sur la carte, on la voit, on lui attache des tâches. Elle n'a simplement pas de rapport d'inspection.
« Copier de » remplace tout. L'application vous le confirme avant. C'est fait pour créer un deuxième type de pont en trente secondes, pas pour fusionner deux questionnaires.
Écrire une question
La fiche d'une question.
- 1La case Question de sécurité — la conséquence est expliquée plus bas.
- 2La description est lue sur le terrain : c'est là qu'on écrit la grille de notation.
- 3L'importance, en quatre crans.
Le titre est ce qu'on voit dans la liste, sur le terrain, en petit. Court et concret : « État du platelage », pas « Vérification de l'intégrité structurelle du tablier ».
La description est le vrai mode d'emploi. C'est ici qu'on gagne la comparabilité entre deux inspecteurs : écrivez ce que valent les notes. « Noter 1 si une planche cède, 4 si le platelage est sain » vaut cent fois mieux que « Vérifier les planches ». Sans cette phrase, deux personnes notent la même passerelle 2 et 4.
L'importance a quatre crans, et ce sont de vrais poids dans le calcul :
| Cran | Poids |
|---|---|
| Faible | 5 |
| Moyenne | 10 |
| Élevée | 20 |
| Très élevée | 30 |
Une question « Très élevée » pèse donc six fois une question « Faible ». Ce n'est pas un classement décoratif.
Comment la note est calculée
Sur le terrain, chaque question se note de 1 à 4, ou se marque non applicable.
Le calcul est exactement celui-ci :
score = Σ (note − 1) × poids ÷ Σ 3 × poids × 100
Trois conséquences qui surprennent si on ne les connaît pas :
Une note de 1 partout donne 0, pas 25. L'échelle démarre à 1 ; c'est note − 1 qui compte. Le plus mauvais résultat possible est bien zéro.
« Non applicable » retire la question des deux côtés de la division. Elle ne pénalise pas et ne bonifie pas : elle disparaît. Un garde-corps absent sur une passerelle au ras du sol ne fait pas baisser la note de l'ouvrage.
Une question sans réponse compte comme 1. Elle est traitée comme la pire note, pas comme « non applicable ». Si une question ne s'applique jamais à un ouvrage, cochez « non applicable » plutôt que de la sauter.
Le score tombe ensuite dans un niveau de risque :
| Score | Niveau |
|---|---|
| 80 et plus | Aucun risque |
| 60 à 79 | Risque faible |
| 40 à 59 | Risque modéré |
| Moins de 40 | Risque élevé |
La question de sécurité
Une question marquée Question de sécurité a un pouvoir de veto : si elle reçoit 1 sur 4, la structure est classée risque élevé, quel que soit le score.
C'est le mécanisme qui empêche l'arithmétique de mentir. Un pont dont les ancrages lâchent mais dont tout le reste est impeccable obtiendrait un score très correct — et serait déclaré sain. Marquez « Ancrages et fondations » comme question de sécurité et il passe en risque élevé, comme il se doit.
Réservez-la à ce qui blesse quelqu'un. Deux ou trois par questionnaire, pas huit.
La replanification automatique
L'onglet n'apparaît que si le questionnaire est actif — il n'aurait rien à planifier autrement.
L'onglet Planification automatique.
- 1Décochée, la date du prochain rapport est saisie à la main à chaque inspection.
- 2Un délai par niveau de risque, en jours ou en mois.
Quand c'est actif, la date du prochain rapport est calculée à la clôture de l'inspection, à partir du niveau de risque obtenu. Une structure saine se replanifie loin ; une structure en risque élevé revient dans deux semaines.
C'est le réglage qui transforme les inspections en cycle plutôt qu'en corvée qu'on oublie. Réglez-le une fois, et la liste des ouvrages à revoir se construit toute seule.
Le délai s'exprime en jours (1 à 30) ou en mois (1, 2, 3, 4, 5, 6, 9, 12, 18, 24). Pour le risque élevé, prenez les jours : un ouvrage dangereux ne se replanifie pas en mois.
La numérotation
Sur le terrain, la personne qui pose la trentième borne d'un sentier ne veut pas décider comment elle s'appelle. La numérotation lui donne le nom d'avance.
L'onglet Numérotation.
- 1Une carte par activité — la numérotation se règle activité par activité.
- 2Préfixe, séparateur, nombre de chiffres.
- 3L'aperçu montre les trois prochains noms, en direct.
Le réglage se fait par activité et par type. « Passerelle en vélo de montagne » et « Passerelle en randonnée » sont deux suites indépendantes, avec des préfixes différents si vous voulez.
Trois champs :
- Préfixe — jusqu'à 16 caractères.
PV,PONT,DR. - Séparateur — tiret, souligné, point, espace, ou aucun.
- Chiffres — de 1 à 10. Avec 3, on obtient
001. Choisissez d'après le nombre d'ouvrages que vous prévoyez, pas d'après ce que vous avez aujourd'hui : passer dePV-99àPV-100casse le tri alphabétique,PV-099puisPV-100non.
La portée : par sentier, et hors sentier à part
C'est le point le plus important de la section, et le moins évident.
La suite repart à 1 pour chaque sentier. La première passerelle de « La Coulée » est PV-001, et la première passerelle du « Belvédère » est aussi PV-001. Les structures hors sentier forment une quatrième suite, la leur.
C'est voulu, et ça correspond à la façon dont on parle sur le terrain : « la deuxième passerelle de La Coulée », pas « la passerelle numéro 47 du réseau ». Si vous vouliez une numérotation unique sur tout le réseau, celle-ci ne le fera pas.
C'est une dérivation, pas un compteur
Sentinel ne stocke aucun compteur. À chaque création, il regarde les noms des structures existantes du même type, sur le même sentier, lit le plus grand numéro de la suite, et propose le suivant.
Quatre conséquences pratiques :
Un numéro supprimé est réutilisé. Effacez PV-003 alors que c'était le dernier, et la prochaine passerelle s'appellera de nouveau PV-003. Il n'y a pas de trou permanent.
Le nom proposé n'est qu'une proposition. Vous pouvez le remplacer. L'application vous prévient simplement si le nom est déjà pris sur le même sentier.
Changer le séparateur redémarre la suite. La reconnaissance exige que le séparateur corresponde. Après un passage de PV-001 à PV_001, les anciens noms ne sont plus vus comme faisant partie de la suite, et le prochain nom proposé sera PV_001. Le préfixe, lui, est comparé sans tenir compte de la casse : pv-004 continue bien la suite de PV-003.
Sans aucune règle, Sentinel continue quand même la suite existante. Si vos structures s'appellent déjà Pont 12, Pont 13, la prochaine sera proposée à Pont 14 sans que vous ayez rien configuré. La règle sert à imposer une forme, pas à activer le mécanisme.
Enfin : décocher une activité coupe la proposition, elle ne la remet pas à zéro. Le champ du nom sera simplement vide à la création.
Sur mobile
L'application mobile porte la liste des types, la création, la modification, et l'éditeur de questionnaire au complet — questions, importance, questions de sécurité, planification.
Les types de structures sur mobile.
- 1Les deux familles, comme sur le Web.
- 2Une touche ouvre la fiche du type.
Le chemin : Compte → votre lieu → Types de structure.
Une seule chose manque : l'onglet Numérotation n'existe pas sur mobile. Le mobile utilise les règles — le nom arrive bien pré-rempli à la création d'une structure, y compris hors ligne, en lisant les structures déjà en cache et celles créées dans la file d'attente. Mais on ne règle les préfixes que depuis le Web.
Qui peut modifier tout ça
Les types de structures relèvent du droit Types de structures dans les paramètres du lieu.
- En lecture : voir les types, les questionnaires et les règles, sans rien changer.
- En lecture et écriture : tout ce qui est décrit sur cette page.
C'est un droit distinct de celui des structures elles-mêmes : quelqu'un peut inspecter des ouvrages toute la saison sans jamais pouvoir toucher au questionnaire — et c'est en général exactement ce qu'on veut, parce que changer les poids en cours de saison rend les inspections incomparables. Voir les rôles.
Quatre conseils
Écrivez la grille de notation dans la description. C'est le seul geste de cette page qui décide si deux inspecteurs donnent la même note au même ouvrage.
Deux ou trois questions de sécurité par type. Au-delà, tout finit en risque élevé et le classement ne veut plus rien dire.
Figez les poids avant le début de la saison. Un score n'est comparable dans le temps que si le questionnaire n'a pas bougé.
Réglez la numérotation avant la première sortie, pas après. Renommer trente passerelles à la main est un après-midi perdu ; cocher une case en prend dix secondes.