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Le tableau de bord : lire l'état du réseau en trente secondes

L'état du réseau à gauche, ce qui s'est fait sur la période à droite, un tableau par sentier, et ce que chaque chiffre veut dire exactement.

8 min de lecture · Mis à jour le 2026-09-18

Le tableau de bord est la première page de l'application Web. Il ne sert pas à travailler : il sert à savoir où on en est avant de décider quoi faire de sa semaine.

Il tient en deux colonnes. À gauche, l'état du réseau : ce qui reste sur la table, sentier par sentier. À droite, la période : ce que l'équipe a abattu entre deux dates. Une plage de dates, en haut à droite, commande le tout.

Où : barre de navigation de gauche, sous GénéralTableau de bord. C'est la page qui s'ouvre à la connexion.

Le principe : une photo par jour

C'est le point qu'il faut comprendre avant tout le reste, parce qu'il explique toutes les surprises.

Le tableau de bord ne lit pas vos données en direct. Chaque nuit, Sentinel compile une photo de la journée écoulée — un instantané figé — et c'est cette série de photos que le tableau de bord affiche.

Deux conséquences :

  • La journée d'aujourd'hui n'est jamais affichée. La plage s'arrête au plus tard hier. Une tâche terminée ce matin apparaîtra demain.
  • Les chiffres ne bougent pas pendant que vous travaillez. Ce n'est pas un tableau de bord temps réel, et c'est volontaire : on compare des journées entières, pas des instants.

Le sous-titre de la page dit toujours le dernier jour compilé. Si une nuit a été sautée, c'est là que vous le verrez.

Pour voir l'état réel de l'instant, ce sont les sections Tâches et Structures qu'il faut ouvrir. Le tableau de bord, lui, sert à voir une tendance.

La plage de dates et les quatre soldes

L'en-tête et le bandeau d'état du réseau.

  1. 1La plage de dates commande tout ce qui est en dessous.
  2. 2La courbe suit la valeur jour après jour sur la plage ; le point marque le dernier jour.
  3. 3La pastille compare avec la période précédente de même durée, nommée en clair.

Par défaut, la plage couvre les sept derniers jours, en finissant hier. Ce n'est ni la semaine calendaire ni le mois courant : c'est une fenêtre glissante.

Vous pouvez la changer librement, jusqu'à un an. Le futur et la journée d'aujourd'hui sont bloqués dans le calendrier, pour la raison expliquée plus haut.

Changer la plage change tout : les deux colonnes et le tableau des sentiers.

Le bandeau État du réseau porte quatre chiffres :

IndicateurCe que c'est
Tâches critiquesLes tâches de priorité Critique qui ne sont pas terminées
Tâches ouvertesToutes les tâches qui ne sont pas terminées
Structures à risqueLes structures en risque élevé ou modéré
Rapports en retardLes inspections dont l'échéance est dépassée

Ce sont des soldes, jamais des additions : chacun est l'état au dernier jour de la plage, et la petite mention « au 16 sept. » à droite le rappelle. Allonger la plage ne les gonfle pas. Tout ce qui s'additionne sur la plage vit dans la colonne de droite.

La courbe et la pastille

La petite courbe derrière le chiffre trace sa valeur jour après jour sur la plage choisie. Elle ne donne pas d'échelle : elle donne une forme. Une ligne qui monte régulièrement sur « Tâches ouvertes » est un signal, même si le chiffre du jour paraît acceptable.

La pastille colorée compare avec la période précédente de même durée : sept jours contre les sept jours d'avant, un mois contre le mois d'avant. Elle affiche l'écart brut, pas un pourcentage, et la période de comparaison est écrite à côté : « vs 3 sept. – 9 sept. ».

Sa couleur suit le sens de la nouvelle, pas le signe du nombre : pour ces quatre soldes, monter est mauvais, donc rouge. Quand l'écart est nul, la pastille laisse place à « Sans changement ».

La répartition

La répartition à gauche, la période à droite.

  1. 1Chaque barre porte sa légende : la couleur, le libellé et le compte.
  2. 2La colonne de droite ne contient que des cumuls sur la plage.
  3. 3La tendance des heures a sa propre fenêtre, huit semaines, quelle que soit la plage.

Sous les quatre soldes, la carte Répartition découpe ce qui est encore ouvert en quatre barres, une par famille :

  • Tâches ouvertes par statut — combien attendent, combien sont en cours ;
  • Tâches ouvertes par priorité — la gravité de ce qui reste ;
  • Structures par niveau de risque, y compris celles non évaluées ;
  • Projets par statut.

Le total de chaque barre est écrit à droite, et chaque segment a son libellé et son compte dans la légende : pas besoin de survoler pour lire. Survoler un segment donne quand même sa fiche : le libellé, le compte et sa part du total en pourcentage.

Deux cartes complètent l'état : Tâches ouvertes par type, qui dit quelle nature de travail domine — utile pour une demande de financement — et Progression des projets actifs.

Où ça se passe

La santé des sentiers, triée par charge.

  1. 1Les tâches ouvertes, par statut.
  2. 2Les structures, par niveau de risque.
  3. 3La charge du sentier : le total de ses tâches ouvertes, qui ordonne le tableau.

C'est le widget le plus utile de la page, et il ferme la colonne de gauche.

Chaque ligne est un sentier ; à gauche ses tâches ouvertes ventilées par statut, au centre ses structures ventilées par risque, à droite sa charge — le total de ses tâches ouvertes. Le symbole de cotation rappelle la difficulté du sentier.

Le tableau est trié par charge : le sentier du haut est celui qui a le plus de travail devant lui. Ce tableau répond à la question qu'aucun autre écran ne pose : où le travail est-il concentré ? Un sentier avec sept tâches en attente et deux structures à risque élevé n'est pas un sentier ouvert, quoi qu'en dise sa condition publiée. C'est le bon point de départ pour monter un projet ou planifier une journée de corvée.

Une valeur à zéro s'affiche en gris pâle plutôt qu'en pastille : l'œil ne voit que ce qui n'est pas nul.

Sur la période

La colonne de droite ne parle que de ce qui s'est passé entre les deux dates de la plage. Ici, doublez la durée et les chiffres grossissent : ce sont des comptes, pas des soldes.

  • Tâches complétées : le total sur la plage, avec sa pastille de comparaison — pour celle-ci, monter est vert — et le détail jour par jour.
  • Heures travaillées : le total des heures saisies sur la plage, puis les heures par membre. Le graphique de tendance qui l'accompagne a sa propre fenêtre — les huit dernières semaines, indépendamment de la plage choisie — et le dit sous les barres. Les heures saisies sans compte (machinerie, sous-traitant) forment une ligne « Sans compte ».
  • Coût de la main-d'œuvre, réparti par rôle de travail. Ce bloc n'apparaît qu'avec le droit Coûts ; sa pastille est grise, parce qu'une hausse de coût n'est ni une bonne ni une mauvaise nouvelle en soi.
  • Top compléteurs et Top créateurs de tâches. Le premier mesure l'exécution, le second la vigilance ; ce ne sont presque jamais les mêmes personnes, et c'est normal.
  • Signalements reçus du public, avec les fermés et les refusés, puis les réceptions jour par jour. Ce bloc n'apparaît que si les signalements sont activés sur votre lieu.

Un bloc sans donnée ne disparaît pas et n'affiche aucun message : il garde sa forme, vide — pistes grises, axes sans barre, tirets à la place des noms — et son chiffre passe en gris. La page garde toujours la même silhouette, et ce qui est vide se voit sans se lire.

Ce qui filtre la page

Deux choses, et deux seulement :

L'activité courante. Comme partout dans Sentinel, le tableau de bord ne montre qu'une activité à la fois. Changer d'activité recompose toute la page, à une exception près : les signalements du public ne portent pas d'activité, leurs chiffres restent les mêmes.

La plage de dates. Il n'y a aucun autre filtre : pas de filtre par sentier, par assigné ou par projet. Pour ça, il faut passer par les sections Tâches ou Structures et leurs filtres.

Qui y a accès

Le tableau de bord relève du droit Tableau de bord dans le gestionnaire d'activités, en lecture. Sans ce droit, l'entrée n'apparaît pas dans le menu et l'application s'ouvre ailleurs. Le bloc des coûts demande en plus le droit Coûts.

C'est un droit à donner largement : un tableau de bord ne permet aucune modification, et une équipe qui voit ses chiffres se pilote mieux qu'une équipe qui les subit.

Trois conseils

Regardez la forme avant le chiffre. Un chiffre isolé ne dit rien. « Tâches ouvertes : 68 » ne veut rien dire ; « 68 et la courbe monte depuis dix jours » veut dire qu'il faut une corvée.

Allongez la plage pour juger, raccourcissez-la pour agir. Un mois montre une tendance, sept jours montrent ce qui vient de se passer. Les deux se lisent différemment.

Finissez par le tableau des sentiers. Les soldes disent qu'il y a un problème ; le tableau dit , et son premier sentier est celui sur lequel on peut agir dès lundi.