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Le tableau de bord : lire l'état du réseau en trente secondes

Cinq indicateurs, une plage de dates, et ce que chaque chiffre veut dire exactement.

7 min de lecture · Mis à jour le 2026-08-07

Le tableau de bord est la première page de l'application Web. Il ne sert pas à travailler : il sert à savoir où on en est avant de décider quoi faire de sa semaine.

Il tient en trois couches — cinq indicateurs en haut, une série de graphiques au milieu, un tableau par sentier en bas — et une plage de dates qui commande le tout.

Où : barre de navigation de gauche, sous GénéralTableau de bord. C'est la page qui s'ouvre à la connexion.

Le principe : une photo par jour

C'est le point qu'il faut comprendre avant tout le reste, parce qu'il explique toutes les surprises.

Le tableau de bord ne lit pas vos données en direct. Chaque nuit, Sentinel compile une photo de la journée écoulée — un instantané figé — et c'est cette série de photos que le tableau de bord affiche.

Deux conséquences :

  • La journée d'aujourd'hui n'est jamais affichée. La plage s'arrête au plus tard hier. Une tâche terminée ce matin apparaîtra demain.
  • Les chiffres ne bougent pas pendant que vous travaillez. Ce n'est pas un tableau de bord temps réel, et c'est volontaire : on compare des journées entières, pas des instants.

Pour voir l'état réel de l'instant, ce sont les sections Tâches et Structures qu'il faut ouvrir. Le tableau de bord, lui, sert à voir une tendance.

La plage de dates

L'en-tête et les cinq indicateurs.

  1. 1La plage de dates commande tout ce qui est en dessous.
  2. 2La courbe suit la valeur jour après jour sur la plage.
  3. 3La pastille compare avec la période précédente de même durée.

Par défaut, la plage couvre les sept derniers jours, en finissant hier. Ce n'est ni la semaine calendaire ni le mois courant : c'est une fenêtre glissante.

Vous pouvez la changer librement, jusqu'à un an. Le futur et la journée d'aujourd'hui sont bloqués dans le calendrier, pour la raison expliquée plus haut.

Changer la plage change tout : les cinq indicateurs, tous les graphiques et le tableau des sentiers.

Les cinq indicateurs

Ils sont côte à côte en haut de la page. Chacun porte trois choses : un chiffre, une petite courbe, et une pastille d'évolution.

IndicateurCe que c'est
Tâches critiquesLes tâches de priorité Critique qui ne sont pas terminées
Tâches ouvertesToutes les tâches qui ne sont pas terminées
Tâches complétéesLes tâches terminées pendant la plage
Structures à risqueLes structures en risque élevé ou modéré
Rapports en retardLes inspections dont l'échéance est dépassée

Il y a une différence de nature qu'il faut voir : quatre de ces chiffres sont un état, un seul est un compte.

  • Tâches critiques, tâches ouvertes, structures à risque et rapports en retard sont l'état au dernier jour de la plage. Changer la durée de la plage ne les gonfle pas : ce sont des soldes, pas des additions.
  • Tâches complétées est le seul qui s'additionne sur la plage. Doublez la durée, le chiffre grossit.

C'est la lecture qui compte : les quatre premiers disent « voici ce qui reste sur la table », le cinquième dit « voici ce qu'on a abattu ».

La courbe et la pastille

La petite courbe derrière le chiffre trace sa valeur jour après jour sur la plage choisie. Elle ne donne pas d'échelle : elle donne une forme. Une ligne qui monte régulièrement sur « Tâches ouvertes » est un signal, même si le chiffre du jour paraît acceptable.

La pastille colorée compare avec la période précédente de même durée : sept jours contre les sept jours d'avant, un mois contre le mois d'avant. Elle affiche l'écart brut, pas un pourcentage.

Sa couleur suit le sens de la nouvelle, pas le signe du nombre :

  • pour quatre indicateurs sur cinq, monter est mauvais — plus de tâches critiques, de tâches ouvertes, de structures à risque ou de rapports en retard, c'est rouge ;
  • pour Tâches complétées, c'est l'inverse : monter est vert.

Quand l'écart est nul, la pastille disparaît.

Les graphiques

Sous les indicateurs, dix graphiques répartis en quatre rangées. Ils reposent tous sur la même plage.

Les deux premières rangées de graphiques.

  1. 1Quatre camemberts : la répartition de ce qui est encore ouvert.
  2. 2La tendance des heures, qui ne suit pas la plage choisie.
  3. 3Les barres horizontales, classées de la plus grande à la plus petite.

Quatre camemberts répartissent ce qui est ouvert :

  • Tâches ouvertes par statut — combien attendent, combien sont en cours ;
  • Tâches ouvertes par priorité — la gravité de ce qui reste ;
  • Structures par niveau de risque, y compris celles non évaluées ;
  • Projets par statut.

Trois graphiques de charge :

  • Tendance des heures travaillées, par semaine. Attention : celui-ci a sa propre fenêtre — les huit dernières semaines, indépendamment de la plage choisie ;
  • Tâches ouvertes par type — quelle nature de travail domine, utile pour une demande de financement ;
  • Heures par membre.

Deux classements — les membres qui ont créé le plus de tâches, et ceux qui en ont complété le plus. Le premier mesure la vigilance, le second l'exécution ; ce ne sont presque jamais les mêmes personnes, et c'est normal.

Enfin, la progression des projets actifs.

Un graphique sans donnée affiche « Aucune donnée disponible » plutôt que de disparaître : la grille garde toujours la même forme.

Le tableau des sentiers

La santé des sentiers.

  1. 1Les tâches ouvertes, par statut.
  2. 2Les structures, par niveau de risque.

C'est le widget le plus utile de la page, et le plus ignoré.

Chaque ligne est un sentier ; à gauche ses tâches ouvertes ventilées par statut, à droite ses structures ventilées par risque. Le symbole de cotation rappelle la difficulté du sentier.

Ce tableau répond à la question qu'aucun autre écran ne pose : où le travail est-il concentré ? Un sentier avec sept tâches en attente et deux structures à risque élevé n'est pas un sentier ouvert, quoi qu'en dise sa condition publiée. C'est le bon point de départ pour monter un projet ou planifier une journée de corvée.

Une valeur à zéro s'affiche en gris pâle plutôt qu'en pastille : l'œil ne voit que ce qui n'est pas nul.

Ce qui filtre la page

Deux choses, et deux seulement :

L'activité courante. Comme partout dans Sentinel, le tableau de bord ne montre qu'une activité à la fois. Changer d'activité recompose toute la page.

La plage de dates. Il n'y a aucun autre filtre : pas de filtre par sentier, par assigné ou par projet. Pour ça, il faut passer par les sections Tâches ou Structures et leurs filtres.

Qui y a accès

Le tableau de bord relève du droit Tableau de bord dans le gestionnaire d'activités, en lecture. Sans ce droit, l'entrée n'apparaît pas dans le menu et l'application s'ouvre ailleurs.

C'est un droit à donner largement : un tableau de bord ne permet aucune modification, et une équipe qui voit ses chiffres se pilote mieux qu'une équipe qui les subit.

Trois conseils

Regardez la forme avant le chiffre. Un chiffre isolé ne dit rien. « Tâches ouvertes : 68 » ne veut rien dire ; « 68 et la courbe monte depuis dix jours » veut dire qu'il faut une corvée.

Allongez la plage pour juger, raccourcissez-la pour agir. Un mois montre une tendance, sept jours montrent ce qui vient de se passer. Les deux se lisent différemment.

Commencez par le bas de la page. Les indicateurs disent qu'il y a un problème ; le tableau des sentiers dit . C'est le seul des deux sur lequel on peut agir dès lundi.